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Participation à l’exposition de Cosmos Cosmos à la Charcuterie
« LE GRAND MAGASIN »
du 06 au 27/12 2014
La Charcuterie, 16 avenue Paul Dejaer, 1060 Bruxelles Mercredi au samedi 12.00 – 18.00
Cosmoscosmos.art@gmail.com - www.cosmoscosmos.be

3 court-métrages Saint-Gillois
(ou presque…)

Présentés en avant première

Les deux rives
Un film de Norma Prendergast & Pascale Stevens
Produit par Pascale Stevens & Norma Prentergast
Documentaire poétique – 14 min – 2014

The Sapinière of Love
Un film de Daniel Daniel
Produit par Panique
Entre live et animation - 8 min - 2014

Canard ou Lapin ?
Un film de Christine Grulois & Gilles Bissot
Produit par Hélicotronc
Fiction – 16 min - 2014

Le samedi 10 janvier 2015 - 20h
Au Centre Culturel Jacques Franck
Chaussée de Waterloo, 94
1060 Saint-Gilles

Entrée gratuite
Réservation obligatoire par mail : cmccjf@hotmail.com
Avant le 3 janvier 2015



Mons 2015 Capitale européenne de la Culture

“Light of House”
daniel daniel
Du 24/10/2015 au 17/01/2016
Me /sam/dim 12:00 > 18:00

Magasin de Papier rue de la Clef 26 - Mons

On dit souvent d’une maison qu’elle est habitée. Pour ma part c’est plutôt leurs souvenirs qui nous habitent et peuplent d’une façon labyrinthique nos songes les plus enfouis. Light House est, à cette image, une occupation onirique de l’espace de cette petite maison-galerie qui sans doute enferme dans ses murs la résonance de nombreuses vies passées.
Mes souvenirs de maisons sont souvent des instants fugaces faits de lumière et d’ombres, une porte s’ouvre dans la nuit projetant un trapèze lumineux sur le mur d’une chambre d’enfant. Des gens chantent et rient, c’est Noël, un sapin clignote, une boule à facettes étincèle sur un vieux tube, comme une première “boum”. Des éclairs déchirent l’opacité d’un rideau dans le vacarme de l’orage, une ampoule borgne grésille dans un grenier désert. La télé projette ses rayons abstraits sur le plafond. Le jour se lève.
Cette maison va devenir le théâtre d’un “son et lumière” incarnant son improbable vécu. La structure de ce travail fonctionne un peu à la manière des trains fantômes forains, le visiteur est immergé dans un espace sombre, des sons et des animations lumineuses vont tenter de le plonger dans des ambiances et des émotions spectaculaires. L’ombre d’un personnage glisse le long d’un mur grâce à un projecteur dirigé sur une petite silhouette mouvante, un chenillard donne vie à des rayons de lumière de formes variées créant, à la façon d’un praxinoscope, une animation. Dans un coin d’une pièce, une petite voix gémit en modulant la lumière blafarde d’une vieille ampoule.
Qui n’a jamais observé les jeux des ombres aux fenêtres d’une maison à la nuit tombée, action interprétée ici par quelques jeux d’ombres chinoises, à même les fenêtres de la maison… Nos vies ne sont-elles pas elles-mêmes balancées de la lumière à l’ombre, c’est en tout cas cette métaphore que j’ai voulu interpréter dans Light House, cette installation qui actualise aussi les techniques des fantasmagories foraines d’antant.


Daniel Daniel


Préparation nouveau court métrage